Pourquoi je ressens toujours le besoin de me justifier ?

 

Tu refuses une invitation et tu expliques immédiatement pourquoi.

Tu changes d’avis et tu ressens le besoin de donner toutes les raisons qui justifient ta décision.

Tu poses une limite mais tu ajoutes aussitôt : « Désolée, c’est juste que… »

Si tu te reconnais, ce besoin de te justifier cache peut-être quelque chose de plus profond : la peur de décevoir, d’être jugée ou de ne pas être comprise.

 

Pourquoi est-ce que je me justifie tout le temps ?

Expliquer ses choix est normal.

Mais il existe une différence entre expliquer parce que tu en as envie et te justifier parce que tu as peur de la réaction de l’autre.

Une amie te propose de sortir. Tu es fatiguée et tu préfères rester chez toi.

Tu pourrais simplement répondre :

« Merci, mais je ne serai pas disponible. »

Pourtant, tu ajoutes peut-être une multitude d’explications pour que ton refus paraisse suffisamment légitime.

Comme si « je n’ai pas envie » ou « ça ne me convient pas » n’étaient pas des raisons suffisantes.

 

Derrière le besoin de se justifier : la peur de décevoir

Lorsque tu as peur de décevoir, dire non peut devenir très inconfortable.

Tu imagines immédiatement :

Et si elle le prend mal ?
Et s’il pense que je suis égoïste ?
Et si cette personne m’en veut ?

Alors tu expliques, tu rassures, tu t’excuses.

Sans t’en rendre compte, tu essaies parfois de contrôler la réaction de l’autre pour éviter le conflit ou le rejet.

Et tu finis par chercher son approbation pour te sentir autorisée à faire ton propre choix.

 

Pourquoi ai-je autant besoin de l’approbation des autres ?

Ce fonctionnement peut s’être construit bien plus tôt.

Peut-être qu’enfant, tes émotions ou tes besoins étaient régulièrement remis en question.

« Tu exagères. »

« Ce n’est pas une raison pour pleurer. »

« Pourquoi tu ne veux pas y aller ? »

« Arrête d’être aussi sensible. »

 

À force, tu peux avoir appris à douter de ton propre ressenti.

« Est-ce que j’ai vraiment le droit de ressentir ça ? »

Et cette question peut continuer à t’accompagner adulte.

Tu demandes alors l’avis des autres, tu cherches à être rassurée ou tu expliques longuement tes décisions pour entendre :

« Oui, je comprends, tu as raison. »

Cette validation te soulage parce qu’elle t’apporte momentanément ce que tu as encore du mal à te donner toi-même : la permission de choisir.

 

Se justifier pour éviter le conflit

Peut-être as-tu également appris qu’il fallait préserver la relation à tout prix.

Ne pas faire de vagues.

Ne pas contrarier.

Être celle qui comprend, qui s’adapte, qui arrange.

 

Dans certaines familles, cette place devient presque un rôle.

Alors, lorsque tu commences à poser des limites, quelque chose en toi culpabilise.

Dire non peut donner l’impression d’être égoïste.

Penser différemment peut donner l’impression de décevoir.

Faire passer tes besoins en premier peut presque ressembler à une trahison.

Pourtant, prendre ta place ne signifie pas prendre celle des autres.

 

Comment arrêter de se justifier en permanence ?

Commence par observer tes automatismes.

La prochaine fois que tu écris :

« Désolée, mais… »

« C’est parce que… »

« Ne le prends pas mal… »

demande-toi :

« Est-ce que cette explication est vraiment nécessaire ou est-ce que j’ai peur que l’autre n’accepte pas mon choix ? »

 

Puis essaie de raccourcir ta réponse.

« Non merci, je ne serai pas disponible. »

« Je préfère faire autrement. »

« Ça ne me convient pas. »

Et observe ce que cela provoque en toi.

Si tu ressens immédiatement de la culpabilité ou l’envie d’ajouter une justification, c’est justement cette émotion qui mérite ton attention.

 

Tu as le droit d’être incomprise

C’est probablement l’une des choses les plus difficiles à accepter lorsqu’on cherche beaucoup la validation extérieure.

Quelqu’un peut ne pas comprendre ton choix et ton choix peut quand même être juste pour toi.

Quelqu’un peut être déçu par ton refus sans que tu aies fait quelque chose de mal.

Quelqu’un peut penser différemment sans que tu sois obligée de changer d’avis.

Retrouver confiance en toi, c’est aussi apprendre à écouter les autres sans leur donner systématiquement plus de poids qu’à ton propre ressenti.

 

Et si ce besoin cachait quelque chose de plus profond ?

Tu peux parfaitement savoir que tu as le droit de dire non et continuer malgré tout à culpabiliser lorsque tu le fais.

Parce que certains mécanismes sont profondément ancrés dans notre histoire.

Ils peuvent être liés à la peur du rejet, au besoin d’être aimée, à certaines blessures émotionnelles ou encore à la place que tu as occupée dans ta famille.

En accompagnement thérapeutique, nous pouvons aller comprendre l’origine de ces mécanismes et travailler sur ce qui continue aujourd’hui à influencer tes choix et tes relations. 

La prochaine fois que tu te surprends à trop te justifier, pose-toi simplement cette question :

« Si j’étais certaine d’avoir le droit de faire ce choix, aurais-je besoin de donner autant d’explications ? »

Parce qu’au fond, arrêter de se justifier ne signifie pas devenir égoïste.

C’est apprendre progressivement à comprendre que tes besoins, tes émotions et tes choix peuvent être légitimes même lorsqu’ils ne conviennent pas à tout le monde.

 

Tu te reconnais ?

Si la peur de décevoir, la culpabilité ou le besoin de validation prennent beaucoup de place dans tes relations, tu peux commencer par réaliser mon test gratuit pour mieux comprendre ce qui se joue chez toi.

Tu n’as peut-être pas besoin de mieux contrôler ta vie.

Tu as peut-être simplement besoin d’apprendre que tu peux enfin la vivre sans avoir constamment peur de la perdre.

 

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